La chute de la forteresse de Montsegur

4776 km

VRGM+87 Montségur Ariège

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Imaginez-vous au 13ème siècle, en plein cœur du Languedoc, où se déroule un chapitre dramatique de l'histoire. Montségur, une forteresse imprenable perchée sur son pic rocheux, devient le dernier bastion des Cathares, ces croyants mystérieux, pendant la brutale Croisade contre les Albigeois.

L'année 1243 marque un tournant. Les dirigeants catholiques, réunis à Béziers, décident qu'il est temps de mettre fin au refuge de Montségur. Ils nomment Hugues des Arcis, un stratège militaire, pour assiéger la forteresse. Il entame son siège en mai, avec une tactique de blocus. Pourtant, contre toute attente, les assiégés, menés par Raymond de Péreille, trouvent des moyens de communiquer avec l'extérieur, déjouant le siège.

L'automne passe, et les deux camps se livrent un duel d'attente. C'est en janvier 1244 que les choses s'accélèrent. Les défenseurs, renforcés par l'ingéniosité de l'ingénieur Bertrand de la Bacalaria, ripostent avec de nouvelles machines de guerre.

Mais en février, les croisés frappent fort : ils s'emparent de la barbacane, un point clé de la défense du château. Raymond de Péreille, conscient de sa situation précaire, entame des pourparlers. Le 1er mars, un accord est conclu : reddition dans quinze jours, pardon pour les défenseurs, et vie sauve pour ceux qui renient leurs croyances Cathares. Mais ceux qui refusent seront condamnés à un sort tragique : le bûcher.

Le 16 mars, Montségur se rend. Environ 220 Cathares choisissent de rester fidèles à leur foi et sont brûlés vifs. Guy II de Lévis, un seigneur local, prend possession du château, marquant ainsi la fin de l'Église albigeoise.

Mais le siège de Montségur laisse derrière lui des mystères. Durant l'assaut, des Cathares s'échappent, emportant avec eux un trésor caché. Plus tard, quatre d'entre eux s'évadent discrètement, ajoutant encore à la légende d'un trésor cathare et aux mystères qui entourent cette période fascinante de l'histoire.