La coupole d'Helfaut, la super usine bunker qui devait écraser l'Angleterre

D210 Wizernes Pas-de-Calais

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la Coupole d'Helfaut est un monument impressionnant et chargé d'histoire. Ce bunker, construit par l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale, est aujourd'hui un centre d'histoire et de mémoire qui retrace les événements marquants de cette période. Prenons un moment pour plonger dans l'histoire de cette structure imposante, témoin d'une époque révolue et symbole d'un passé que l'on ne doit pas oublier.

 

La Coupole d'Helfaut : un vestige historique de la Seconde Guerre mondiale

Construction et objectifs de la Coupole d'Helfaut

Érigée entre 1943 et 1944 sous les noms de code Bauvorhaben 21 et Schotterwerk Nordwest, la Coupole d'Helfaut avait pour but initial de servir de base de lancement pour les fusées V2, qui visaient Londres et le sud de l'Angleterre. Construit dans une ancienne carrière de craie, le complexe est dominé par un immense dôme de béton, qui a donné son nom moderne à la structure. Ce dôme, conçu pour protéger les installations souterraines, abrite un réseau de tunnels, d'entrepôts, de casernes et de zones de lancement.

Un projet ambitieux contrarié par les bombardements alliés

Le complexe de la Coupole d'Helfaut était prévu pour abriter un grand arsenal de fusées, de carburant et de munitions, et devait permettre de lancer des V2 à une cadence industrielle. Il était envisagé que des dizaines de missiles soient tirées chaque jour contre le sud de l'Angleterre. Cependant, l'opération Crossbow, menée par les Alliés, a mis fin à ces plans en lançant une série de bombardements intenses sur le site. Les Allemands n'ont jamais réussi à terminer les travaux, et la base n'est jamais entrée en service.

La capture, la démolition partielle et l'abandon du complexe

En septembre 1944, les Alliés ont pris le contrôle du complexe, qui a ensuite été partiellement démoli sur ordre de Winston Churchill. Cette décision avait pour but d'empêcher toute réutilisation du site comme base militaire. Après la destruction partielle de la Coupole, celle-ci est tombée dans l'oubli et a été abandonnée pendant plusieurs décennies.

La renaissance de la Coupole d'Helfaut : un centre d'histoire et de mémoire

Ce n'est qu'au milieu des années 1990 que la Coupole d'Helfaut a retrouvé un nouvel élan. Transformée en musée et ouverte au public en 1997, elle est aujourd'hui un lieu de mémoire et d'apprentissage centré autour de trois axes principaux : l'occupation allemande dans le Nord-Pas-de-Calais, les missiles allemands et l'histoire du vol spatial.

La Coupole d'Helfaut offre ainsi aux visiteurs l'opportunité de plonger dans une période sombre de l'histoire et de mieux comprendre les enjeux de la Seconde Guerre mondiale. Par son histoire et les expositions qu'elle propose, la Coupole contribue à entretenir le souvenir des événements passés, afin de ne jamais les oublier et d'en tirer les leçons pour l'avenir.

Le contexte historique de la Coupole d'Helfaut

[caption id="attachment_15223" align="aligncenter" width="1800"] C10/V-2[/caption]

La menace des fusées V2

La Coupole d'Helfaut est indissociable du contexte de la Seconde Guerre mondiale et du développement de l'arme secrète allemande, la fusée V2. Cette arme révolutionnaire, premier missile balistique à longue portée au monde, fut imaginée par les dirigeants nazis comme un moyen de forcer la Grande-Bretagne à négocier la paix. Retraçons le contexte historique qui a conduit à la construction de ce complexe et à l'élaboration de cette arme redoutable.

Les ambitions du programme V2

La fusée V2 fut conçue suite à l'échec de la Luftwaffe à remporter une victoire décisive contre le Royaume-Uni. Développée à partir de 1936, cette arme pesant 12,5 tonnes et mesurant 14 mètres de haut était propulsée par la combustion d'oxygène liquide et de méthanol. Adolf Hitler, d'abord sceptique quant à l'efficacité de cette approche, devint un fervent partisan du programme V2 lorsque les bombardements alliés commencèrent à ravager les villes allemandes.

Les défis logistiques et stratégiques du déploiement des V2

Le déploiement à grande échelle des fusées V2 nécessitait d'importantes quantités d'oxygène liquide, bien supérieures à ce que pouvaient produire les usines en Allemagne et dans les pays occupés. De nouvelles sources devaient être trouvées à proximité des sites de lancement pour minimiser les pertes lors du transport. Compte tenu de la portée de 320 km des missiles, les sites de lancement devaient se situer près des côtes de la Manche ou du Sud de la mer du Nord, soit dans le nord de la France, la Belgique ou l'Ouest des Pays-Bas.

En raison de la complexité du missile et du besoin de nombreux tests avant le lancement, les concepteurs de la V2 privilégiaient la création de sites fortifiés où les fusées pourraient être entreposées, armées et ravitaillées avec une usine de production d'oxygène liquide sur place. Toutefois, l'état-major allemand et le responsable du programme balistique, le major général Walter Dornberger, soulignèrent que ces sites seraient des cibles faciles pour les avions alliés. Ils préconisaient plutôt l'utilisation de Meillerwagen, des batteries de lancements mobiles plus difficiles à repérer.

La décision d'Adolf Hitler et la construction du blockhaus d'Éperlecques

Malgré les préoccupations soulevées par l'état-major allemand, Adolf Hitler, qui avait depuis longtemps une préférence pour les constructions imposantes et grandioses, prit la décision en mars 1943 de construire un immense bunker, aujourd'hui appelé « blockhaus d'Éperlecques », dans la forêt d'Éperlecques près de Watten. Ce choix s'inspirait du modèle des bases sous-marines quasi indestructibles construites pour abriter la flotte des U-Boote allemands.

Cependant, le bâtiment fut rapidement repéré par les appareils de reconnaissance alliés, et le 27 août 1943, un raid de 187 bombardiers B-17 endommagea le complexe avant son achèvement. Les Allemands réutilisèrent une partie du site pour produire de l'oxygène liquide, mais les ambitions initiales pour le blockhaus d'Éperlecques furent sérieusement compromises.

La Coupole d'Helfaut : un projet ambitieux dans un contexte de guerre acharnée

[caption id="attachment_15222" align="aligncenter" width="1365"] Coupe du dôme d'Helfaut[/caption]

Le contexte historique et les enjeux stratégiques autour de la Coupole d'Helfaut mettent en lumière l'ampleur des défis auxquels les belligérants étaient confrontés durant la Seconde Guerre mondiale. La création de cette structure et le développement des fusées V2 témoignent de l'ingéniosité des concepteurs et des décideurs de l'époque, mais aussi de la brutalité de la guerre et des conséquences désastreuses de leurs ambitions.

Aujourd'hui, la Coupole d'Helfaut-Wizernes est un lieu de mémoire et d'histoire qui nous rappelle les erreurs du passé et nous invite à réfléchir sur les choix qui ont façonné notre monde. En visitant ce site et en se plongeant dans son contexte, nous pouvons mieux comprendre les enjeux et les dilemmes de l'époque.

Le choix de l'emplacement de la Coupole d'Helfaut

La recherche d'un nouvel emplacement après le bunker de Watten

Après l'attaque réussie contre le bunker de Watten, les Allemands se sont vus contraints de trouver un nouvel emplacement à proximité. Ils avaient déjà pris possession d'une ancienne carrière située entre les villages d'Helfaut et de Wizernes, au sud-ouest de Saint-Omer et à environ 12 km au sud du bunker de Watten, près du fleuve Aa. Le site se trouvait également le long de la ligne de chemin de fer de Boulogne-sur-Mer à Saint-Omer, à environ 1 km de la gare de Wizernes.

La carrière fut choisie pour servir de lieu de stockage des fusées qui seraient entreposées dans les tunnels creusés dans la colline crayeuse avant leur transport vers le site de lancement. Les Allemands entreprirent d'importants travaux en août 1943 pour poser les rails entre la carrière et la voie ferrée principale. Les Allemands donnèrent deux noms de code au projet : Bauvorhaben 21 (« Projet de construction 21 ») et Schotterwerk Nordwest (« Gravière du Nord-Ouest »).

La rencontre entre Hitler, Albert Speer et Franz Xaver Dorsch

Le 30 septembre 1943, Hitler rencontra Albert Speer, le ministre de l'armement, et Franz Xaver Dorsch, l'ingénieur en chef de l'organisation Todt, pour discuter de la création d'un nouveau site après la destruction de celui de Watten. Dorsch proposa de transformer le dépôt de Wizernes en un vaste complexe souterrain à l'épreuve des bombes qui demanderait un million de tonnes de béton.

Les plans pour la Coupole d'Helfaut

Le site envisagé serait composé d'un réseau de 7 km de tunnels creusés dans les flancs de la carrière, abritant des ateliers, des entrepôts, des générateurs, des casernes et une usine de production d'oxygène liquide. Un dôme de béton de 71m de diamètre, de 5m d'épaisseur et de 55 000 tonnes serait construit au-dessus du centre de l'installation pour la protéger des bombardements alliés.

Le choix de l'emplacement de la Coupole d'Helfaut témoigne de la stratégie et de l'ingéniosité des Allemands pour créer un site capable de résister aux attaques alliées et de servir de base pour leur programme de fusées V2. Malgré les défis et les revers rencontrés, le site de la Coupole d'Helfaut est devenu un symbole de la détermination et de la persévérance des forces de l'Axe pendant la Seconde Guerre mondiale.

Conception de la Coupole d'Helfaut

[caption id="attachment_15221" align="aligncenter" width="1287"] Coupole d'Helfaut, plan du complexe de Wizernes en septembre 1944[/caption]

Le système de voies ferrées et de tunnels

Une voie ferrée d'écartement normal, nom de code Ida, devait constituer une déviation de la voie principale pour permettre aux trains de traverser le complexe sans devoir reculer ou faire demi-tour. Les fusées et le ravitaillement déchargés du train seraient transportés par des chariots dans les galeries adjacentes Mathilde et Hugo. Hugo était connecté à son extrémité à Sophie, un cul-de-sac ferroviaire relié à Ida. Chacune de ces galeries principales possédait plusieurs tunnels adjacents, sans nom, de même taille dont la longueur pouvait atteindre 90 m.

La salle hexagonale sous la coupole

La structure principale du complexe était une grande salle hexagonale située directement sous la coupole et qui devait servir à préparer la fusée au lancement. Elle ne fut jamais achevée, mais aurait mesuré 41m de diamètre et 33m de haut. Environ dix niveaux intermédiaires devaient être construits dans les flancs de cette salle.

Les corridors Gustav et Gretchen

Le côté occidental de la salle donnait sur deux hauts corridors appelés Gustav et Gretchen. Chacun devait être protégé par des portes en béton et en acier à l'épreuve des bombes. Ces tunnels mesuraient 4m de large et 17m de haut et débouchaient dans la carrière. Des plates-formes de lancement pour les fusées devaient être construites à l'extrémité de chaque corridor. Les deux tunnels étaient orientés respectivement à 64° 50' et 99° 50' ouest pour que les pas de tir soient suffisamment éloignés les uns des autres.

Fonctionnement prévu du complexe

Le complexe était conçu, comme son prédécesseur à Watten, pour accueillir, préparer et lancer les V2 à une échelle industrielle. Les trains transportant les V2 entreraient dans le cœur du site via la voie ferrée Ida, où ils seraient déchargés. Un grand nombre de V2 pouvaient être entreposés dans les tunnels et l'oxygène devait être produit sur place. Les missiles seraient ensuite déplacés dans la salle de préparation où ils seraient positionnés à la verticale, armés et approvisionnés en carburant. Les fusées seraient ensuite transportées par des chariots ferroviaires jusqu'au pas de tir via les tunnels Gustav et Gretchen.

Objectifs et inquiétudes des Alliés

La cible principale des V2 était Londres, située à 188 km. Les Allemands envisageaient de tirer des dizaines de missiles chaque jour contre le Sud de l'Angleterre. Les Alliés furent alarmés par la taille du site qui pouvait accueillir des fusées deux fois plus grandes que la V2, comme le projet de missile balistique intercontinental A10. Ce dernier aurait pu causer des dégâts encore plus importants et atteindre des cibles plus éloignées.

Le complexe de Roquetoire

Bien que physiquement séparé, un autre complexe construit près de Roquetoire faisait partie intégrante du site de Wizernes. Umspannwerk C fut construit pour abriter une station de guidage radio devant être utilisée pour corriger la trajectoire des missiles lancés depuis Wizernes. Ce système aurait permis d'améliorer la précision des V2 et d'augmenter l'efficacité des bombardements allemands.

Construction de la Coupole d'Helfaut

[caption id="attachment_15219" align="aligncenter" width="1440"] Schéma de 1944 montrant les tunnels et les salles de préparation des fusées[/caption]

Détection et début des travaux

Les Alliés repérèrent les activités de construction à Wizernes dès le mois d'août 1943, lorsque les Allemands commencèrent à construire une voie ferrée et des installations de déchargement dans l'ancienne carrière. Les travaux s'accélérèrent après qu'Hitler eut décidé de transformer le dépôt en site de lancement. Les constructions du dôme et des tunnels commencèrent respectivement en novembre et en décembre 1943. Au début du mois de janvier, les appareils de reconnaissance alliés repérèrent un système de camouflage élaboré au sommet de la colline pour dissimuler la coupole.

Les effectifs et entreprises impliqués

Le rythme de construction fut handicapé par les constantes alertes aériennes qui arrêtèrent le travail 229 fois pour le seul mois de mai 1944. Le nombre de travailleurs passa de 1 100 en avril à 1 400 en juin. Environ 60 % des ouvriers étaient des travailleurs qualifiés allemands, tels que des mineurs de Westphalie recrutés pour creuser les tunnels et bâtir le dôme. Le reste se composait essentiellement de Français enrôlés dans le service du travail obligatoire (STO) et de prisonniers de guerre soviétiques.

Construction du dôme et excavation des tunnels

L'un des plus grands défis était de construire le dôme malgré les attaques aériennes régulières. Le concepteur de la coupole, l'ingénieur Werner Flos de l'Organisation Todt, décida de construire le dôme en premier sur le sol puis d'excaver le volume en dessous afin de protéger les travaux des bombardements. Une tranchée circulaire d'un diamètre de 84m fut creusée au sommet de la colline surplombant la carrière. La coupole fut construite à partir de cette tranchée et les tunnels et la salle de préparation furent excavés en dessous.

Renforcement du complexe et autres constructions

Pour renforcer la résistance du complexe, le dôme fut surmonté d'une couche de béton armé, large de 14m et épaisse de 2m, au-dessus des tunnels Gustav et Gretchen. Cette couche n'était pas liée au dôme et reposait sur une série de contreforts. Une autre structure bétonnée située au nord-ouest du dôme devait peut-être servir de poste d'observation et de tour de contrôle. Un second complexe souterrain fut construit sur le flanc occidental de la carrière pour servir d'hôpital et accueillir les bureaux des ingénieurs. Une voie ferrée étroite de type Decauville fut installée au fond de la carrière pour acheminer le matériel depuis la voie ferrée principale jusqu'au site de construction.

Système de ventilation et alimentation électrique

Un bâtiment en béton de forme carrée fut construit au sommet de la colline à côté du dôme. Il devait servir de bouche d'aération à l'épreuve des bombes et était un élément essentiel d'un complexe où des gaz dangereux et explosifs devaient être utilisés en grande quantité. Il ne fut jamais achevé, et les Alliés découvrirent que le puits de ventilation n'avait pas été entièrement excavé. Le bâtiment ne fut pas touché par les bombes et est toujours visible aujourd'hui.

Contrairement au site de Watten, il n'y avait pas de centrale électrique sur le site. L'énergie nécessaire au complexe de Wizernes était fournie par une connexion au réseau électrique, et sa consommation était estimée entre 5 000 et 6 000 kVA.

Destruction par les Alliés

[caption id="attachment_15218" align="aligncenter" width="677"] Photographie prise le 6 juillet 1944 par un de Havilland Mosquito britannique volant à 20 m du sol montrant la coupole d'Helfaut intacte, alors que le reste du site de construction est dévasté.[/caption]

Repérage et bombardements initiaux

Les Alliés repérèrent le site de Wizernes dès août 1943 et en novembre, l'unité de reconnaissance aérienne alliée rapporta que les Allemands avaient commencé la construction du dôme et réalisaient des travaux d'excavation dans la face orientale de la carrière. Fin 1943, le Belge Jacques de Duve, aidé par deux opposants allemands, informa les Britanniques de la construction d'une base de production et de lancement de fusées à Saint-Omer. Les responsables britanniques ne le crurent pas et le firent interner pour le restant de la guerre à Latchmere House. Ce n'est cependant qu'en mars 1944 que les Alliés ajoutèrent le site de Wizernes à la liste des cibles de l'opération Crossbow, la campagne de bombardement des sites de lancement des V1 et des V2 qui avait déjà détruit le site de Watten.

Effets des bombardements

Au cours des mois qui suivirent, l'USAAF et la RAF menèrent 16 raids impliquant 811 bombardiers qui larguèrent 4 260 tonnes de bombes. Les bombardements touchèrent une large zone et tuèrent 55 habitants du village voisin d'Helfault. Le dôme ne fut touché que par une seule bombe lors de ces raids et les dégâts furent négligeables.

Attaque avec des bombes pénétrantes Tallboy

En juin et juillet 1944, la RAF commença cependant à attaquer le site avec des bombes pénétrantes Tallboy de 5 443 kg. Les travaux de construction extérieurs furent anéantis par les bombes et une Tallboy explosa juste à côté du dôme pulvérisant tout le flanc de la carrière et ensevelissant les entrées des tunnels Gustav et Gretchen. L'entrée de Sophie fut également bloquée, laissant Ida comme seule entrée utilisable.

La coupole en sortit indemne, mais les contreforts soutenant la Zerschellerplatte furent touchés et glissèrent en partie dans la carrière. Les tunnels sous le dôme furent également sévèrement endommagés et les dégâts empêchèrent la poursuite des travaux. Le major général Walter Dornberger se lamenta que « les attaques aériennes persistantes avec des bombes lourdes et super-lourdes avaient tellement labouré le sol que les glissements de terrain consécutifs avaient empêché tous nouveaux travaux au printemps 1944 ».

Impact sur les travaux et abandon du site

Son équipe rapporta le 28 juillet 1944 que, même si le dôme n'avait pas été touché par les Tallboys, « l'ensemble de la zone alentour avait été tellement défoncé qu'il était inaccessible et que les dégâts aux fondations mettaient en péril le bunker ». Face à ces destructions massives, les Allemands furent contraints d'abandonner le site de Wizernes, laissant ainsi la coupole d'Helfaut inachevée et inutilisable pour leurs projets de lancement de fusées.

Conséquences pour la région et l'histoire

Les bombardements alliés ont non seulement empêché l'achèvement de la coupole d'Helfaut et ses installations souterraines, mais ont également causé des pertes humaines et des destructions dans les environs. L'impact de cette campagne de bombardement sur la population locale et sur l'infrastructure régionale ne doit pas être sous-estimé.

Aujourd'hui, la coupole d'Helfaut demeure un témoin de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et des efforts déployés par les Alliés pour contrecarrer les projets militaires de l'Allemagne nazie. Le site est devenu un musée et un lieu de mémoire, permettant aux visiteurs de découvrir l'histoire de cette structure impressionnante et de comprendre les enjeux stratégiques qui ont conduit à sa construction et à sa destruction.