L'attentat de la rue des rosiers : l'horreur au coin de la rue

Rue des Rosiers Paris Département de Paris

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L'attentat terroriste de la rue des Rosiers, a lieu le 9 août 1982, en plein cœur du quartier juif du Marais à Paris. Ce jour-là c'est le restaurant de cuisine juive Goldenberg qui est visé. Ce tragique événement coûte la vie à six personnes et en blesse vingt-deux autres. Voici son histoire.

"Une attaque terroriste contre un pays est une attaque contre l'humanité tout entière." Kofi Annan, Prix Nobel de la paix 2001, ancien secrétaire des nations unies

L’attaque brutale du restaurant Jo Goldenberg

Ce 9 août 1982, un événement tragique s’est déroulé en plein cœur de Paris. Un événement qui va marquer à jamais la ville et la communauté juive française. Ce jour-là, la quiétude règne dans le restaurant Jo Goldenberg. Pourtant ce lieu emblématique, va devenir le théâtre de l'une des attaques terroristes les plus meurtrières, ayant pour cible une communauté religieuse en France.

L'attentat de la rue des rosiers: les infos de l'époque

Une journée d'été qui vire au cauchemar

En ce lundi d'été, une trentaine de clients profitent d'un déjeuner paisible chez Jo Goldenberg. Mais vers 13H15, le célèbre restaurant, s'apprête à vivre un véritable cauchemar. En effet c'est à cette heure que deux hommes descendent d'une voiture qui vient de s'arrêter près du restaurant. Les deux individus cagoulés et armés se présentent à l'entrée, avant de lancer une grenade à l'intérieur. Le souffle de l'explosion est dévastateur. Immédiatement après l'explosion, les deux terroristes pénètrent dans le restaurant et vont faire feu sur les clients et les employés encore en vie.

À l’intérieur c'est le chaos, jusqu'au moment où les deux assaillants décident de quitter les lieux. Dans le restaurant Goldenberg. Les victimes qui le peuvent encore, tentent de sortir, mais dehors les terroristes continuent de semer la terreur. En effet dans leur fuite, ils continuent de tirer au hasard sur les passants et les automobilistes présents dans la rue.

Bilan tragique : six morts, 22 blessés et une communauté en état de choc

[caption id="attachment_15051" align="aligncenter" width="904"] Plaque en mémoire des victimes de l'attentat de la rue des rosiers.[/caption]

Les conséquences de cette attaque éclair ont été dévastatrices : six personnes ont trouvé la mort, dont deux Américains, et 22 autres ont été blessées, parmi lesquelles des enfants et des personnes âgées. Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues, mais la situation était déjà hors de contrôle. Dans la confusion, Marco Goldenberg, le fils du propriétaire du restaurant, a ouvert le feu sur un homme armé, le blessant gravement. Cet homme n'était autre que l'inspecteur André Douard, qui tentait d'intervenir.

Le FPLP revendique l'attentat de la rue des rosiers

[caption id="attachment_15050" align="aligncenter" width="2422"] Membres du FPLP en 1969, en Jordanie.[/caption]

Cet attentat odieux est revendiqué par "le Front de libération de la Palestine Commandement général", un groupe terroriste palestinien. Leurs membres ont justifié leur action en affirmant qu'elle était une réponse à l'invasion israélienne du Liban en 1982. Les auteurs de cette attaque meurtrière ont réussi à s'échapper, trouvant refuge en Syrie et au Liban où ils ont été accueillis en héros. Bien que condamnés par la justice française, ils n'ont jamais été rattrapés.

Après l'attentat de la rue des rosiers : Peur et méfiance et résilience

L'attentat de la rue des Rosiers a laissé des cicatrices indélébiles sur la communauté juive française, plongeant ses membres dans une peur et une méfiance qui ont duré des années. Aujourd'hui, la rue des Rosiers demeure un lieu de rencontre animé, mais les stigmates de cette attaque restent visibles. Une plaque commémorative rend hommage aux victimes, apposée sur le mur de l'ancien restaurant, désormais transformé en boutique de vêtements. Cette tragédie restera à jamais gravée dans l'histoire de Paris et dans la lutte contre le terrorisme, comme l'une des pages les plus sombres de la criminalité française.