
La colline aux oiseaux : la revanche de la nature sur les ordures
Savez-vous que sous vos pieds, là où fleurissent aujourd'hui des milliers de roses, se cache l'un des passés les moins glorieux de la ville ? Jusqu'en 1973, cet endroit bucolique n'était pas un parc, mais une gigantesque décharge à ciel ouvert. Pendant cinquante ans, les déchets de tout Caen s'y sont empilés, formant une verrue malodorante surnommée la "Montagne" par les riverains. La métamorphose miraculeuse a lieu en 1994, à l'occasion d'un événement symbolique : le 50e anniversaire du Débarquement de Normandie. La ville décide alors de transformer cette cicatrice écologique en un hymne à la paix et à la vie. Les ingénieurs ont dû remodeler le relief, recouvrir les déchets d'une membrane étanche et apporter des tonnes de terre saine pour créer ce chef-d'œuvre paysager de 17 hectares. Aujourd'hui, en admirant la superbe vue sur la ville depuis le sommet, souvenez-vous que vous êtes littéralement debout sur les oubliettes de l'histoire, transformées en…
Av. de l'Amiral Mountbatten Caen Calvados

L'hôtel continental de Forges-les-Eaux : de la fête aux blessés de guerre
Avec son toit mansardé et son allure imposante, l'Hôtel Continental est le stéréotype du grand hôtel de villégiature de la fin du XIXe siècle. Il a vu défiler le gotha parisien venu prendre les eaux et s'amuser au casino. Mais si les murs pouvaient parler, ils ne raconteraient pas que des valses et des dîners de gala. Lors de la Première Guerre mondiale, la fête s'arrête brutalement. La proximité du front de la Somme et la capacité hôtelière de la ville transforment Forges en ville-hôpital. Le Continental est réquisitionné et devient l'Hôpital Bénévole 103bis. Les chambres luxueuses accueillent alors les soldats blessés, et notamment les "Gueules Cassées", ces hommes défigurés par les obus, qu'on tente de réparer loin des regards. En l'observant aujourd'hui, on voit un beau bâtiment, mais il porte en lui la mémoire de cette parenthèse tragique où l'Europe basculait dans l'horreur.
110 Av. des Sources Forges-les-Eaux

Les vitraux de l'église saint-éloi de Forges-les-Eaux : une bande dessinée royale
Vue de l'extérieur, cette église en brique et pierre reconstruite en 1878 semble assez classique. Pourtant, elle est le "livre d'or" de la ville. Son véritable trésor se trouve à l'intérieur, il suffit de regarder vers la lumière. Les vitraux du chœur ne racontent pas uniquement des scènes bibliques, mais l'histoire politique de la France ! Ils ont été conçus comme une véritable bande dessinée historique pour commémorer le pèlerinage royal de 1633. On y voit le roi Louis XIII assistant à la messe ici-même (dans l'ancienne église), et la reine Anne d'Autriche en prière. C'est un détail fascinant : l'église utilise l'art sacré pour valider la légende locale selon laquelle la naissance de Louis XIV est un miracle divin survenu grâce aux eaux et aux prières faites à Forges. N'oubliez pas non plus que Saint Éloi est le patron des forgerons, un clin d'œil aux origines métallurgiques de la cité.
Pl. de Gaulle Forges-les-Eaux Seine-Maritime

La statue des trois sources à Forges-les-Eaux: une histoire d'eau
Prèes du Lac de L'Andelle, au détour d'une allée du Bois de l'Épinay, trois femmes de bronze semblent veiller sur le lac. Elles sont les allégories des trois sources sacrées de la ville : la Royale, la Reinette et la Cardinale. Mais leur histoire est moins poétique que géologique. Ce qui a attiré les Rois ici, c'est ce qu'on appelait "l'or rouge". L'eau de Forges était si chargée en fer qu'elle laissait des traces de rouille partout et avait un goût métallique épouvantable. Au XVIIe siècle, on pensait que boire ce "fer liquide" rendait les organes indestructibles et soignait tout, de l'anémie à l'infertilité. Les curistes devaient en boire des quantités astronomiques chaque matin (jusqu'à plusieurs litres !). Cette statue est un hommage à cette ressource naturelle improbable qui a transformé un village de forgerons en station thermale de luxe.
JG5J+R4 Forges-les-Eaux Seine-Maritime

Le grand casino de Forges-les-Eaux : le rêve de Jacques Hébertot
Si ce casino ressemble à un temple grec avec ses colonnes majestueuses, ce n'est pas un hasard, c'est une mise en scène. Le bâtiment original a brûlé en 1896, mais son allure actuelle date surtout des années 1950. À cette époque, le casino est racheté par Jacques Hébertot, une légende du théâtre parisien (qui a donné son nom au théâtre Hébertot à Paris). Hébertot avait une vision folle : il ne voulait pas d'un simple tripot de province, mais d'un "Centre Culturel International". C'est lui qui a fait plaquer cette façade à l'antique pour donner une noblesse intellectuelle au lieu. Il y faisait venir le Tout-Paris littéraire et les grandes pièces de théâtre avant qu'elles ne soient jouées dans la capitale. Aujourd'hui propriété du groupe Partouche, le bâtiment garde cette allure théâtrale unique, vestige de l'ambition démesurée d'un homme de scène.
Av. des Sources Forges-les-Eaux Seine-Maritime

La villa Richelieu : un chalet suisse dans Forges-les-Eaux
C'est l'un des plus beaux "mensonges" architecturaux de la région. En voyant cette villa aux balcons de bois dentelé, on pense immédiatement aux Alpes. Et pour cause : ce bâtiment est l'authentique Pavillon Suisse de l'Exposition Universelle de Paris de 1867. À la fin de l'expo, au lieu d'être détruit, il a été acheté, démonté en kit et remonté ici pour loger les curistes fortunés. Mais pourquoi l'appelle-t-on "Villa Richelieu" ? C'est un pur anachronisme marketing du XIXe siècle ! Le Cardinal Richelieu (mort en 1642) n'a évidemment jamais connu ce chalet de 1867. On l'a baptisé ainsi uniquement parce qu'il se trouve à deux pas de la source "Cardinale" et qu'une statue du prélat a été posée dans le jardin. C'est donc un chalet suisse, venu de Paris, portant le nom d'un ministre du XVIIe siècle : un véritable cocktail historique !
Av. des Sources Forges-les-Eaux Seine-Maritime

Le parc de l'hôtel de ville à Forges-les-Eaux : le berceau secret du Roi-Soleil
Ne vous fiez pas à son allure administrative actuelle : cette Mairie est un "monument miracle". En juin 1633, ce bâtiment (alors la luxueuse maison du maître-verrier Levaillant) est réquisitionné pour devenir le logis de Louis XIII, d'Anne d'Autriche et du Cardinal Richelieu. L'enjeu est colossal : le couple royal est stérile depuis des années et la France attend désespérément un dauphin. Les médecins de la Cour prescrivent alors les eaux de Forges, jugées "fortifiantes". Pendant des semaines, la Reine et le Roi boivent l'eau ferrugineuse et prient. L'histoire (ou la légende officielle) retient que c'est suite à ce séjour précis que la Reine tomba enceinte du futur Louis XIV. En visitant le parc, vous verrez encore le "Corps de Garde" et le portail, vestiges silencieux de cet été où le destin de la monarchie française a basculé en Normandie.
37 Pl. Brevière Forges-les-Eaux

Monument aux morts de Fécamp : une fraternité inscrite dans le Bronze
Inauguré en 1920, ce monument situé en plein cœur de la ville se distingue par un détail bouleversant. Au lieu de la classique figure allégorique de la Victoire, le sculpteur Léon Drivier a choisi de représenter deux hommes : un soldat (le "poilu") et un marin. Regardez attentivement leurs mains : ils se tiennent la main. Ce geste simple symbolise l'union sacrée des deux visages de Fécamp — la terre et la mer — dans la douleur de la Grande Guerre. Il rappelle que le sacrifice a touché toutes les familles, qu'elles soient paysannes ou de la côte. C'est un rare exemple de monument pacifiste et fraternel, qui préfère l'humanité à la gloire guerrière.
Pl. Charles de Gaulle Fécamp Seine-Maritime

"L'Attente" : une statue tournée vers l'espoir d'un retour impossible
Plus qu'un simple monument, c'est une émotion figée dans la pierre. Sur la digue, face à la mer, se dresse la statue d'une femme en tenue traditionnelle, scrutant l'horizon. Surnommée "L'Attente" ou parfois "Madame de Cuverville" par les locaux, à cause du fait qu'elle tourne le dos à laville. Cette œuvre sculptée par François Drivier, inaugurée vers 1953, incarne la douleur silencieuse des épouses, mères et filles de marins. À l'époque des Terre-Neuvas, la mer était un "cimetière sans tombes". Quand un navire ne revenait pas, il ne restait que cette attente infinie sur le quai. Ce monument rend hommage non pas aux héros, mais à ceux qui restaient à terre, guettant une voile qui ne paraîtrait jamais.
Q967+M9 Fécamp Seine-Maritime

L'église Saint-Étienne : la paroisse des marins
Si l'Abbatiale était l'église des moines et du pouvoir, Saint-Étienne a toujours été celle du peuple et des marins. Située à deux pas du port, elle a rythmé la vie de la communauté maritime pendant des siècles. Construite à partir du XVIe siècle sur l'emplacement d'une chapelle devenue trop petite, elle présente un mélange de styles fascinant, notamment un portail Renaissance classé et un clocher néo-gothique ajouté au XIXe siècle. C'est ici, traditionnellement, que l'on célébrait la "Saint-Pierre des Marins" en février, une fête mêlant ferveur et souvenir des péris en mer. Entrez pour admirer ses vitraux du XIXe siècle qui baignent la nef d'une lumière colorée, créant une atmosphère propice au recueillement.
2 Rue Saint-Etienne Fécamp

Les Pêcheries de Fécamp : de la Morue au Musée
Avant d'abriter des œuvres d'art, ce bâtiment sentait le sel et le poisson. Construit vers 1950, c'était l'usine de "La Morue Normande", une sécherie modèle de l'après-guerre conçue par l'architecte André Hamayon. Elle symbolisait la renaissance du port après les destructions de 1944. Fécamp était alors la capitale des "Terre-Neuvas", ces marins héroïques partant pêcher la morue dans les eaux glaciales de Terre-Neuve. L'usine a fermé ses portes en 1996, mais la ville a sauvé ce patrimoine industriel pour le transformer en musée en 2017. Ne manquez pas le belvédère au dernier étage : il offre une vue imprenable à 360° sur le port et la ville, permettant de comprendre d'un coup d'œil le lien charnel entre la cité et la mer.
3 Quai Capitaine Jean Recher Fécamp

Le Palais Bénédictine : quand l'art rencontre l'industrie
Ce lieu extravagant est le fruit du génie marketing d'un seul homme : Alexandre Le Grand. L'histoire officielle raconte qu'en 1863, ce négociant en vin retrouve, dans de vieux manuscrits de l'abbaye de Fécamp sauvés de la Révolution, une recette secrète de liqueur créée en 1510 par le moine vénitien Dom Bernardo Vincelli. Pour abriter sa production florissante, il ne veut pas d'une simple usine, mais d'un temple. Inauguré à la fin du XIXe siècle, ce palais est un délire architectural mêlant style gothique et Renaissance, conçu par l'architecte Camille Albert. Fait unique : c'est un site industriel en activité qui se visite comme un château royal ! Levez les yeux vers les toitures : leur exubérance, avec flèches et lucarnes sculptées, devait refléter le prestige mondial de la liqueur. Un incendie ravagea le bâtiment en 1892, mais il fut reconstruit encore plus beau, preuve de l'opiniâtreté de son fondateur.
110 Rue Alexandre le Grand Fécamp

La Côte des Basques, berceau du surf européen
C’est ici, en 1957, que s’écrivent les premières pages du surf en Europe lorsque Peter Viertel, scénariste hollywoodien, introduit la pratique à Biarritz. La plage deviendra rapidement un haut lieu du surf français. L’environnement naturel spectaculaire et les vagues régulières en font aujourd’hui l’un des spots les plus emblématiques du continent.
Côte des Basques Biarritz Pyrénées-Atlantiques

La chapelle impériale, un joyau néo-mauresque
Construite en 1864 pour l’impératrice Eugénie, la Chapelle impériale mêle influences hispano-mauresques et romanes. Dédicacée à la Vierge de Guadalupe, elle servit de lieu de culte aux souverains lors de leurs séjours. Classée Monument historique, elle conserve sa décoration d’origine, dont des mosaïques uniques inspirées du Mexique.
Chapelle Impériale Av. Reine Victoria Biarritz

Le Port des Pêcheurs de Biarritz
Créé en 1870 à l’initiative de Napoléon III, le Port des Pêcheurs est constitué de petites cabanes en pierre appelées « crampottes ». À l’origine utilisées par les marins du littoral basque, elles abritent aujourd’hui restaurants et ateliers. Le port conserve sa forme en demi-lune et son lien direct avec la pêche côtière traditionnelle.
All. Port des Pêcheurs Biarritz FR

L’héritage baleinier des pêcheurs de Biarritz
Jusqu’au XVIIIᵉ siècle, la chasse à la baleine rythme la vie de Biarritz. Depuis la Grande Plage, les pêcheurs partaient en chaloupes harponner les cétacés migrateurs. Les prises étaient dépecées sur la plage : l’huile servait à l’éclairage et la viande à l’alimentation. Cette économie de mer, aujourd’hui disparue, a façonné l’organisation du bourg et les premiers ports.
Esp. du Port Vieux Biarritz Pyrénées-Atlantiques

Du Musée de la Mer à l'aquarium de Biarritz : un héritage de 1933
Ouvert en 1933 dans un style Art déco affirmé, le Musée de la Mer domine le Rocher de la Vierge. Pensé comme une vitrine scientifique, il expose la faune marine du golfe de Gascogne et accueille un bassin d’otaries dès les années 1940. Agrandi en 2011 sous le nom « Aquarium de Biarritz », il reste étroitement lié à l’identité maritime de la ville.
Esplanade du Rocher de la Vierge Biarritz

La Cité de l’Océan, un musée né d’un concours international
Inaugurée en 2011, la Cité de l’Océan est signée Steven Holl et Solange Fabião, lauréats d’un concours international d’architecture. Son toit ondulé évoque une vague immobile posée face à l’Atlantique. Le musée explore la science de l’océan, la géologie du littoral, les vagues et les phénomènes marins. Un lieu contemporain tourné vers la pédagogie.
1 Av. de la Plage Biarritz

Le Casino municipal, vitrine Art déco en bord d’océan
Construit en 1929 par l’architecte Alfred Laulhé, le Casino municipal de Biarritz figure parmi les œuvres majeures de l’Art déco en France. Sa façade blanche domine la Grande Plage, et son grand hall lumineux, inspiré des paquebots transatlantiques, célèbre les loisirs modernes. Le bâtiment a connu plusieurs rénovations mais conserve son identité géométrique et son lien direct avec l’océan.
1 Av. Edouard VII Biarritz

La Gare du Midi, de la Belle Époque à la salle de concerts
La Gare du Midi ouvre en 1911 pour accueillir les visiteurs venus en train depuis Paris ou Bordeaux. Son architecture néoclassique témoigne du luxe discret de la station balnéaire. Fermée au trafic voyageurs après la Seconde Guerre mondiale, elle est reconvertie en salle de spectacle dans les années 1990. Aujourd’hui, elle accueille festivals, concerts et expositions tout en conservant son vaste hall d’origine.
23 Av. du Maréchal Foch Biarritz

De la Villa Eugénie à l'hôtel du Palais
En 1855, Napoléon III offre à Eugénie de Montijo une villa de villégiature à Biarritz : la future Villa Eugénie. Transformée en palace à partir de 1893, elle devient l’Hôtel du Palais, accueillant têtes couronnées et artistes. Incendiée en 1903 puis reconstruite, elle conserve son plan en « E », rappel discret de l’impératrice. L’édifice reste un témoin prestigieux de l’essor balnéaire du Second Empire.
1 Av. de l'Impératrice Biarritz

Le Rocher de la Vierge, emblème maritime de Biarritz
Relié à la côte par une passerelle métallique dessinée par les ateliers Eiffel, le Rocher de la Vierge est l’un des symboles absolus de Biarritz. La statue qui le surmonte date de 1865, installée après qu’une tempête faillit faire chavirer des pêcheurs biarrots. Napoléon III fit ensuite aménager l’ensemble du site, le transformant en promenade maritime spectaculaire. Depuis son sommet, la vue balaie tout le littoral jusqu’à la côte espagnole.
Rocher de la Vierge Biarritz Pyrénées-Atlantiques

La synagogue de Biarritz : un lieu de culte discret au cœur de la ville
Inaugurée en 1904, la Synagogue de Biarritz, située rue Pellot, est édifiée dans un style romano-oriental sous l’égide du consistoire de Bayonne. Bien que la communauté juive de Biarritz fût encore modeste, l’édifice marque une adaptation de la ville à un tourisme européen diversifié. Aujourd’hui partiellement rénovée, elle rappelle un chapitre moins visible du patrimoine local.
9 Rue Pellot Biarritz

L’église Sainte-Eugénie et la mémoire impériale
Dominant le port vieux, l’Église Sainte‑Eugénie de Biarritz (1898-1903) est dédiée à l’impératrice Eugénie de Montijo, qui fit de Biarritz sa villégiature. Construite en style néogothique, elle se distingue par ses vitraux de Luc-Olivier Merson et son ex-voto : une maquette de trois-mâts. Elle incarne le mariage du patrimoine balnéaire et de l’idéologie impériale.
Pl. Sainte-Eugénie Biarritz Pyrénées-Atlantiques

L’église orthodoxe russe de Biarritz : l’élégance tsariste
Sur l’avenue de l’Impératrice, l’Église russe de Biarritz, édifiée entre 1890 et 1892, témoigne de l’éclat international de la ville à la fin du XIXᵉ siècle. Les aristocrates russes, et plus largement la haute société européenne, faisaient escale à Biarritz après que l’impératrice Eugénie y instaurât sa résidence d’été. Cette église de style byzantin-russe porte encore les marques de cette époque fastueuse.
8 Av. de l'Impératrice Biarritz

Villa Belza, poétique silhouette des rochers
Apparaissant comme un fantôme gothique sur la falaise, la Villa Belza fut construite entre 1880 et 1895, perchée sur le “Trou du Diable” à Biarritz. Son architecture néo-médiévale, dominée par un donjon et une tourelle, lui a valu des légendes de revenants et sorcellerie. Sa situation spectaculaire face à la mer en fait une icône visuelle de la côte basque.
4 Esp. du Port Vieux Biarritz

Le phare de Biarritz, sentinelle de l’Atlantique
Depuis 1830, le Phare de Biarritz veille sur la côte rocheuse, culminant à 47 m de hauteur depuis son fût cylindrique. Il fut construit à l’époque où Biarritz sortait de son statut de port de pêche pour devenir station balnéaire aristocratique. Ses deux éclats blancs à une portée de 26 milles en faisaient une aide précieuse à la navigation dans le golfe de Gascogne. Aujourd’hui automatisé, il reste un repère visuel puissant et un belvédère sur l’océan.
60B Espl. Elisabeth II Biarritz

Le quartier général de la Gestapo à Rouen
Après l’occupation de Rouen le 9 juin 1940, la Gestapo installe son quartier général au n° 4 de la rue du Donjon. Redouté des habitants, le bâtiment servait à centraliser l’information, recruter et former des collaborateurs civils, mais aussi à interroger les opposants au régime nazi. Beaucoup y subirent des tortures avant d’être déportés. Le 19 avril 1944, un bombardement allié détruit le bâtiment. Quelques mois plus tard, le 31 août, les troupes canadiennes libèrent Rouen sous les acclamations de la foule.
4 Rue du Donjon Rouen

L’ancre de la Jeanne d’Arc à Rouen
Après 46 ans de service et 79 tours du monde, le navire-école Jeanne d’Arc a quitté Brest en 2014 pour son ultime voyage vers Bordeaux, où il fut démantelé. Rouen, ville marraine, conserva un symbole fort : son ancre, déposée en 2012 à la pointe de l’île Lacroix, où elle reste le témoin immobile de la mémoire du navire et de ses marins.
Rouen Seine-Maritime Normandie

Une statue sauvée des fourneaux
BRÈVE D'HISTOIRE
Pl. Saint-Clément Rouen Seine-Maritime

Un donjon devenu bunker
Durant la Seconde Guerre mondiale, la tour Jeanne-d’Arc fut camouflée et transformée en bunker par l’armée allemande. Sa partie supérieure fut bétonnée pour résister aux bombardements, modifiant temporairement son aspect médiéval.
Rue du Donjon Rouen Seine-Maritime

Guillaume le Conquérant rend son dernier souffle à Rouen
BRÈVE D'HISTOIRE
Rue Claude Groulard Rouen Seine-Maritime

Le château de Bosmelet et les V1 de Hitler
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Henriette Soyer de Bosmelet, propriétaire du château de Bosmelet, cache manuscrits et toiles présents dans sa demeure pour les soustraire aux Allemands. Arrêtée, elle passe deux mois en prison avant de retrouver sa propriété dans un drôle d'état. En effet, dans le parc de son château, s’activent à présent près de 2 000 ouvriers, réquisitionnés de France, de Hollande et de Belgique, venus construire une rampe de lancement de V1 destinée à bombarder Londres. En 1943, le résistant et espion Michel Hollard, dont Churchill dira qu’il « a sauvé Londres », découvre le site et parvient à transmettre le plan des installations allemandes aux Alliés, avant d’être arrêté quelques mois plus tard. En février 1944, l’aviation anglaise et américaine bombarde Bosmelet à 28 reprises : plus de 200 bombes détruisent les installations allemandes, dont la fameuse rampe. Le château est touché, le parc…
Le Bosmelet Val-de-Scie Seine-Maritime

La bataille des Ursulines, 1974
BRÈVE D'HISTOIRE
21 Rue des Capucins Rouen

Là où Jeanne d’Arc fut vraiment détenue à Rouen
Contrairement à une idée reçue, Jeanne d’Arc n’a jamais été enfermée dans la tour Jeanne d’Arc. Arrêtée en 1431, elle fut détenue dans la prison du château de Philippe Auguste, immense forteresse aux dix tours, dont une cellule se situait à l’emplacement de l’actuel 102 rue Jeanne-d’Arc. La “tour Jeanne d’Arc” n’était en réalité que le donjon, utilisé pour les interrogatoires. Jeanne y fut conduite une fois, mais jamais torturée.
102 Rue Jeanne d'Arc Rouen

Quand les conards paradaient place du Lieutenant-Aubert
BRÈVE D'HISTOIRE
Pl. du Lieutenant Aubert Rouen Seine-Maritime

La Couronne, témoin du supplice de Jeanne d’Arc ?
BRÈVE D'HISTOIRE
31 Pl. du Vieux Marché Rouen

La maison Marrou, vitrine d’un ferronnier de génie
En 1884, le ferronnier Ferdinand Marrou s’installe près de la gare de Rouen pour profiter de l’affluence des voyageurs. Sa maison devient la vitrine de son savoir-faire : une façade qui associe l’élégance du XVIIIᵉ siècle aux lignes modernes de l’Art nouveau, enrichie de vitraux, boiseries et ferronneries spectaculaires. Inscrite monument historique en 1975, elle a longtemps accueilli les services du patrimoine régional.
Rue Verte Rouen Seine-Maritime

Le naufrage du Télémaque
Le 3 janvier 1790, le brick Télémaque sombre en rade de Quillebeuf. Très vite, la rumeur enfle : il aurait transporté les trésors des abbayes de Jumièges et de Saint-Georges-de-Boscherville, voire les joyaux de la Couronne. Deux tentatives de renflouement eurent lieu, dont l’une en 1939 qui permit de remonter quelques pièces d’or et un collier en or, sans jamais retrouver le fameux trésor. Même Jean Cocteau évoqua l’affaire en 1961 dans son Journal. Aujourd’hui, le navire repose sous dix mètres d’alluvions, à l’endroit même où s’élève le stade de football local.
Chem. du Stade Quillebeuf-sur-Seine Eure

Lyons-la-Forêt, refuge d’inspiration pour Ravel
BRÈVE D'HISTOIRE
4 Rue d'Enfer Lyons-la-Forêt

Quand la Statue de la Liberté quitta Rouen
En mai 1885, la Statue de la Liberté quitte Rouen en 214 caisses contenant 350 pièces, dont 36 réservées aux boulons. Chargée à bord du transport l’Isère en seize jours, elle descend la Seine et fait escale à Caudebec-en-Caux le 21 mai, avant de traverser l’Atlantique. Le 19 juin, elle arrive à New York sous les acclamations.
Rouen Seine-Maritime Normandie

1847, un train bénie avant le départ
Le 22 mars 1847, le premier train entre Rouen et Le Havre s’élance depuis la gare de la rue Verte, ancêtre de l’actuelle gare Rive-Droite. L’événement est vécu comme une révolution : pour rassurer les esprits face à ce nouveau monstre de fer, une cérémonie solennelle est organisée. Le convoi reçoit même une bénédiction avant son départ, signe de l’importance symbolique et presque spirituelle du chemin de fer à ses débuts.
Pl. Bernard Tissot Rouen Seine-Maritime

1928, la nouvelle gare inaugurée par Gaston Doumergue
Le 4 juillet 1928, le président de la République Gaston Doumergue inaugure la nouvelle gare de Rouen-Rive-Droite. Avec sa façade monumentale et sa tour-horloge de 37 mètres, l’édifice, d’inspiration Art nouveau tardif, devient aussitôt un repère visuel majeur de la ville. Pour Rouen, cette inauguration marque une entrée dans la modernité, reliant davantage encore la ville à Paris, au Havre et au reste de la Normandie.
Pl. Bernard Tissot Rouen Seine-Maritime

Rouen, capitale des maisons à colombages
Avec plus de 2 000 maisons à colombages, Rouen abrite la plus grande collection de France. Ces façades colorées, construites au Moyen Âge, bordent encore les ruelles pavées du centre historique. Chaque maison, avec ses motifs et ses formes variées, témoigne du savoir-faire d’époque et donne à la ville son charme unique, comme un musée vivant d’architecture médiévale.
Rue Martainville Rouen Seine-Maritime

Un cadran mythologique
" Sur le Gros-Horloge, les jours ne s’affichaient pas en lettres mais sous les traits des dieux antiques : Mars, Mercure, Vénus… L’horloge indiquait aussi les phases de la Lune et les signes du zodiaque, rappelant que le temps était autrefois inséparable du ciel et de ses symboles. "
Rue du Gros Horloge Rouen Seine-Maritime

L’angelot à l’envers du Gros Horloge
Si vous levez les yeux vers la voûte du Gros-Horloge, vous verrez un détail surprenant : un angelot sculpté la tête en bas. La légende raconte qu’un ouvrier mal rémunéré aurait signé ainsi sa vengeance, laissant un discret message de révolte au cœur du monument.
Rue du Gros Horloge Rouen Seine-Maritime

Le donjon de Rouen restauré par Viollet-le-Duc
Entre 1866 et 1874, la tour fut restaurée par Louis Desmarest, architecte en chef de Rouen, suivant les recommandations de Viollet-le-Duc. La toiture en poivrière et les hourds en bois furent ajoutés à cette époque, donnant à la tour l’aspect que l’on connaît aujourd’hui
Rue du Donjon Rouen Seine-Maritime

Au rythme des cloches du Gros-Horloge
" Bien avant les montres, les habitants de Rouen vivaient au rythme du Gros-Horloge. Ses cloches annonçaient l’ouverture des marchés, les offices religieux et même l’heure du couvre-feu. Passer sous son arche, c’était entendre battre l’agenda de toute la cité. "
Rue du Gros Horloge Rouen Seine-Maritime

