Saint-Lô, la ville sacrifiée de juin 1944
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Lucie Delarue-Mardrus, vivre et écrire sans limites
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Dominic Ternan, l’aumônier tombé près du pont Tovès
L'ANECDOTE
Le pont de la Roque, un morceau de la mémoire de la Sienne
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1793, le siège de Granville
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Cherbourg, la stèle de l’attentat de Karachi
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Portbail, le banc silencieux de David Fanshawe
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Camp Patton à Néhou, l’attente avant la percée
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Cherbourg, la traversée de la Manche en ballon
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Le Phare de Gatteville, sentinelle du raz Blanchard
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Église Saint-Nicolas de Barfleur, vigie des marins
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Le monument des trois Maréchaux, né d’une disparition
L'ANECDOTE
Le discours de De Gaulle à Bayeux en 1946, matrice de la Ve République
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Bayeux, lieu du premier discours de De Gaulle sur le sol français libéré
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Le char Sherman d’Arromanches, de Berry-au-Bac au Débarquement
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Allan Beckett et la route flottante Whale du port Mulberry
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Les Filthy Thirteen, quand “Treize crasseux” deviennent des héros en Normandie
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Charles Norman Shay, l’infirmier amérindien d’Omaha Beach
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Le mariage d’André Gide au temple protestant d’Étretat
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La Guillette : quand La Maison Tellier offre à Maupassant sa maison d’Étretat
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Quand un voyageur allemand inspira la construction de l’église Saint-Martin d’Yport
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L’église Saint-Martin d’Yport, bâtie par tout un village
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L’Académie d’Yport : quand le manoir Laurens devient un foyer de création
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Dans l’atelier du manoir Laurens, les fresques monumentales de la République prennent forme
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Château des Aygues : la demeure d’Amédée Boyer, gardien d’un secret
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Château des Aygues : l’exil discret de la reine Isabelle II à Étretat
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Rouen en 1905: la rue d'Elbeuf
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Le pont transbordeur de Rouen, un trait d'union entre deux rives
De nos jours le pont transbordeur de Rouen n'existe plus. Mais son histoire elle, vit encore, et elle nous en dit beaucoup sur l'éternelle problématique de la ville, pour réunir ses deux rives. Nous sommes à la fin du XIXe siècle, et la ville de Rouen doit faire face au développement constant de sa rive gauche.
De la Villa Eugénie à l’Hôtel du Palais, le rêve impérial de Biarritz
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La colline aux oiseaux : la revanche de la nature sur les ordures
 Savez-vous que sous vos pieds, là où fleurissent aujourd'hui des milliers de roses, se cache l'un des passés les moins glorieux de la ville ? Jusqu'en 1973, cet endroit bucolique n'était pas un parc, mais une gigantesque décharge à ciel ouvert. Pendant cinquante ans, les déchets de tout Caen s'y sont empilés, formant une verrue malodorante surnommée la "Montagne" par les riverains. La métamorphose miraculeuse a lieu en 1994, à l'occasion d'un événement symbolique : le 50e anniversaire du Débarquement de Normandie. La ville décide alors de transformer cette cicatrice écologique en un hymne à la paix et à la vie. Les ingénieurs ont dû remodeler le relief, recouvrir les déchets d'une membrane étanche et apporter des tonnes de terre saine pour créer ce chef-d'œuvre paysager de 17 hectares. Aujourd'hui, en admirant la superbe vue sur la ville depuis le sommet, souvenez-vous que vous êtes littéralement debout sur les oubliettes de l'histoire, transformées en…
Rouen 1903 : Le quai Gaston Boulet et le pont transbordeur
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La gare de serqueux années 1910 : la miraculée des rails
 
Rouen 1910 : le quai de Paris
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Le Mont Riboudet, vu par Monet en 1872
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L'hôtel continental de Forges-les-Eaux : de la fête aux blessés de guerre
Avec son toit mansardé et son allure imposante, l'Hôtel Continental est le stéréotype du grand hôtel de villégiature de la fin du XIXe siècle. Il a vu défiler le gotha parisien venu prendre les eaux et s'amuser au casino. Mais si les murs pouvaient parler, ils ne raconteraient pas que des valses et des dîners de gala. Lors de la Première Guerre mondiale, la fête s'arrête brutalement. La proximité du front de la Somme et la capacité hôtelière de la ville transforment Forges en ville-hôpital. Le Continental est réquisitionné et devient l'Hôpital Bénévole 103bis. Les chambres luxueuses accueillent alors les soldats blessés, et notamment les "Gueules Cassées", ces hommes défigurés par les obus, qu'on tente de réparer loin des regards. En l'observant aujourd'hui, on voit un beau bâtiment, mais il porte en lui la mémoire de cette parenthèse tragique où l'Europe basculait dans l'horreur.
Les vitraux de l'église saint-éloi de Forges-les-Eaux : une bande dessinée royale
Vue de l'extérieur, cette église en brique et pierre reconstruite en 1878 semble assez classique. Pourtant, elle est le "livre d'or" de la ville. Son véritable trésor se trouve à l'intérieur, il suffit de regarder vers la lumière. Les vitraux du chœur ne racontent pas uniquement des scènes bibliques, mais l'histoire politique de la France ! Ils ont été conçus comme une véritable bande dessinée historique pour commémorer le pèlerinage royal de 1633. On y voit le roi Louis XIII assistant à la messe ici-même (dans l'ancienne église), et la reine Anne d'Autriche en prière. C'est un détail fascinant : l'église utilise l'art sacré pour valider la légende locale selon laquelle la naissance de Louis XIV est un miracle divin survenu grâce aux eaux et aux prières faites à Forges. N'oubliez pas non plus que Saint Éloi est le patron des forgerons, un clin d'œil aux origines métallurgiques de la cité.
La statue des trois sources à Forges-les-Eaux: une histoire d'eau
Prèes du Lac de L'Andelle, au détour d'une allée du Bois de l'Épinay, trois femmes de bronze semblent veiller sur le lac. Elles sont les allégories des trois sources sacrées de la ville : la Royale, la Reinette et la Cardinale. Mais leur histoire est moins poétique que géologique. Ce qui a attiré les Rois ici, c'est ce qu'on appelait "l'or rouge". L'eau de Forges était si chargée en fer qu'elle laissait des traces de rouille partout et avait un goût métallique épouvantable. Au XVIIe siècle, on pensait que boire ce "fer liquide" rendait les organes indestructibles et soignait tout, de l'anémie à l'infertilité. Les curistes devaient en boire des quantités astronomiques chaque matin (jusqu'à plusieurs litres !). Cette statue est un hommage à cette ressource naturelle improbable qui a transformé un village de forgerons en station thermale de luxe.
Le grand casino de Forges-les-Eaux : le rêve de Jacques Hébertot
 Si ce casino ressemble à un temple grec avec ses colonnes majestueuses, ce n'est pas un hasard, c'est une mise en scène. Le bâtiment original a brûlé en 1896, mais son allure actuelle date surtout des années 1950. À cette époque, le casino est racheté par Jacques Hébertot, une légende du théâtre parisien (qui a donné son nom au théâtre Hébertot à Paris). Hébertot avait une vision folle : il ne voulait pas d'un simple tripot de province, mais d'un "Centre Culturel International". C'est lui qui a fait plaquer cette façade à l'antique pour donner une noblesse intellectuelle au lieu. Il y faisait venir le Tout-Paris littéraire et les grandes pièces de théâtre avant qu'elles ne soient jouées dans la capitale. Aujourd'hui propriété du groupe Partouche, le bâtiment garde cette allure théâtrale unique, vestige de l'ambition démesurée d'un homme de scène.
La villa Richelieu : un chalet suisse dans Forges-les-Eaux
 C'est l'un des plus beaux "mensonges" architecturaux de la région. En voyant cette villa aux balcons de bois dentelé, on pense immédiatement aux Alpes. Et pour cause : ce bâtiment est l'authentique Pavillon Suisse de l'Exposition Universelle de Paris de 1867. À la fin de l'expo, au lieu d'être détruit, il a été acheté, démonté en kit et remonté ici pour loger les curistes fortunés. Mais pourquoi l'appelle-t-on "Villa Richelieu" ? C'est un pur anachronisme marketing du XIXe siècle ! Le Cardinal Richelieu (mort en 1642) n'a évidemment jamais connu ce chalet de 1867. On l'a baptisé ainsi uniquement parce qu'il se trouve à deux pas de la source "Cardinale" et qu'une statue du prélat a été posée dans le jardin. C'est donc un chalet suisse, venu de Paris, portant le nom d'un ministre du XVIIe siècle : un véritable cocktail historique !
Le parc de l'hôtel de ville à Forges-les-Eaux : le berceau secret du Roi-Soleil
Ne vous fiez pas à son allure administrative actuelle : cette Mairie est un "monument miracle". En juin 1633, ce bâtiment (alors la luxueuse maison du maître-verrier Levaillant) est réquisitionné pour devenir le logis de Louis XIII, d'Anne d'Autriche et du Cardinal Richelieu. L'enjeu est colossal : le couple royal est stérile depuis des années et la France attend désespérément un dauphin. Les médecins de la Cour prescrivent alors les eaux de Forges, jugées "fortifiantes". Pendant des semaines, la Reine et le Roi boivent l'eau ferrugineuse et prient. L'histoire (ou la légende officielle) retient que c'est suite à ce séjour précis que la Reine tomba enceinte du futur Louis XIV. En visitant le parc, vous verrez encore le "Corps de Garde" et le portail, vestiges silencieux de cet été où le destin de la monarchie française a basculé en Normandie.
Monument aux morts de Fécamp : une fraternité inscrite dans le Bronze
 Inauguré en 1920, ce monument situé en plein cœur de la ville se distingue par un détail bouleversant. Au lieu de la classique figure allégorique de la Victoire, le sculpteur Léon Drivier a choisi de représenter deux hommes : un soldat (le "poilu") et un marin. Regardez attentivement leurs mains : ils se tiennent la main. Ce geste simple symbolise l'union sacrée des deux visages de Fécamp — la terre et la mer — dans la douleur de la Grande Guerre. Il rappelle que le sacrifice a touché toutes les familles, qu'elles soient paysannes ou de la côte. C'est un rare exemple de monument pacifiste et fraternel, qui préfère l'humanité à la gloire guerrière.
"L'Attente" : une statue tournée vers l'espoir d'un retour impossible
 Plus qu'un simple monument, c'est une émotion figée dans la pierre. Sur la digue, face à la mer, se dresse la statue d'une femme en tenue traditionnelle, scrutant l'horizon. Surnommée "L'Attente" ou parfois "Madame de Cuverville" par les locaux, à cause du fait qu'elle tourne le dos à laville. Cette œuvre sculptée par François Drivier, inaugurée vers 1953, incarne la douleur silencieuse des épouses, mères et filles de marins. À l'époque des Terre-Neuvas, la mer était un "cimetière sans tombes". Quand un navire ne revenait pas, il ne restait que cette attente infinie sur le quai. Ce monument rend hommage non pas aux héros, mais à ceux qui restaient à terre, guettant une voile qui ne paraîtrait jamais.
L'église Saint-Étienne : la paroisse des marins
 Si l'Abbatiale était l'église des moines et du pouvoir, Saint-Étienne a toujours été celle du peuple et des marins. Située à deux pas du port, elle a rythmé la vie de la communauté maritime pendant des siècles. Construite à partir du XVIe siècle sur l'emplacement d'une chapelle devenue trop petite, elle présente un mélange de styles fascinant, notamment un portail Renaissance classé et un clocher néo-gothique ajouté au XIXe siècle. C'est ici, traditionnellement, que l'on célébrait la "Saint-Pierre des Marins" en février, une fête mêlant ferveur et souvenir des péris en mer. Entrez pour admirer ses vitraux du XIXe siècle qui baignent la nef d'une lumière colorée, créant une atmosphère propice au recueillement.
Les Pêcheries de Fécamp : de la Morue au Musée
 Avant d'abriter des œuvres d'art, ce bâtiment sentait le sel et le poisson. Construit vers 1950, c'était l'usine de "La Morue Normande", une sécherie modèle de l'après-guerre conçue par l'architecte André Hamayon. Elle symbolisait la renaissance du port après les destructions de 1944. Fécamp était alors la capitale des "Terre-Neuvas", ces marins héroïques partant pêcher la morue dans les eaux glaciales de Terre-Neuve. L'usine a fermé ses portes en 1996, mais la ville a sauvé ce patrimoine industriel pour le transformer en musée en 2017. Ne manquez pas le belvédère au dernier étage : il offre une vue imprenable à 360° sur le port et la ville, permettant de comprendre d'un coup d'œil le lien charnel entre la cité et la mer.
Le Palais Bénédictine : quand l'art rencontre l'industrie
 Ce lieu extravagant est le fruit du génie marketing d'un seul homme : Alexandre Le Grand. L'histoire officielle raconte qu'en 1863, ce négociant en vin retrouve, dans de vieux manuscrits de l'abbaye de Fécamp sauvés de la Révolution, une recette secrète de liqueur créée en 1510 par le moine vénitien Dom Bernardo Vincelli. Pour abriter sa production florissante, il ne veut pas d'une simple usine, mais d'un temple. Inauguré à la fin du XIXe siècle, ce palais est un délire architectural mêlant style gothique et Renaissance, conçu par l'architecte Camille Albert. Fait unique : c'est un site industriel en activité qui se visite comme un château royal ! Levez les yeux vers les toitures : leur exubérance, avec flèches et lucarnes sculptées, devait refléter le prestige mondial de la liqueur. Un incendie ravagea le bâtiment en 1892, mais il fut reconstruit encore plus beau, preuve de l'opiniâtreté de son fondateur.
Le port des Pêcheurs de Biarritz, l’histoire d’une anse protégée
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Le Rocher de la Vierge à Biarritz, de la chasse à la baleine au tourisme impérial
EN RÉSUMÉ
La Côte des Basques, berceau du surf européen
C’est ici, en 1957, que s’écrivent les premières pages du surf en Europe lorsque Peter Viertel, scénariste hollywoodien, introduit la pratique à Biarritz. La plage deviendra rapidement un haut lieu du surf français. L’environnement naturel spectaculaire et les vagues régulières en font aujourd’hui l’un des spots les plus emblématiques du continent.